Histoire d’une réussite
témoignage de madame Marie-Gisèle Dupoux


C’est en 1975 que Marie-Gisèle Dupoux, étudiante, arrive à Montréal. C’est à l’Université du Québec qu’elle obtient son baccalauréat en chimie. Une fois le BAC terminé, elle retourne à Port-au-Prince. Elle décroche un emploi au ministère du Commerce et de l’Industrie comme assistant-directeur au contrôle de la qualité et à la protection du consommateur.

Un stage de formation en Roumanie sur l’utilisation des herbes médicinales est suivi d’un court séjour en France, à l’Association française de normalisation. La route défile. De 1993 à 2000, elle est membre du Cabinet particulier de cinq ministres et directeur du Bureau National des Examens d’État à Port-au-Prince.

En décembre 2000, madame Dupoux vient s’installer à Montréal. Son expérience comme gestionnaire et administratrice lui donne confiance en la possibilité de trouver un emploi assez rapidement. Elle ne perd pas de temps. Téléphones, lecture assidue des offres d’emploi, rédaction et envois de curriculum vitae, rencontres avec les employeurs potentiels, rien n’est négligé. Mais, rien n’arrive. C’est long, trop long! Trop formée! Trop âgée! Surqualifiée! Elle se sent seule et découragée! Sa confiance en elle est minée. Elle ne sait plus! Cependant, elle n’abandonne pas. Au Salon de l’Emploi, elle trouve de l’information sur le Centre Eurêka. En juin 2001 elle y rencontre Renée-France Rioux, conseillère, et est inscrite au Club de recherche d’emploi.

«J’ai beaucoup appris au Centre Eurêka: à me vendre, à préparer et à passer une entrevue, à connaître la situation du travail à Montréal, et aussi à mieux cibler les employeurs potentiels. Tout au long de l’atelier de trois semaines, j’ai bénéficié de la présence, de l’attention et du soutien d’une équipe de professionnels chaleureux et compétents. Tout cela m’a permis de reprendre confiance en moi. Après une longue période de recherches, sans résultats concrets, on doute de soi, de ses compétences… Socialement on se sent marginal et financièrement, c’est aussi très difficile.

La fin de l’atelier arrive. À ce moment-là, le Centre a besoin d’une secrétaire. On me propose l’emploi, j’accepte. On me fait confiance, on me reconnaît une valeur professionnelle. Mais… je ne suis pas secrétaire. Je n’ai jamais fait ce travail… je le ferai bien! Noël approche. Au lendemain d’une soirée de rencontres, M.Sylvain Camirand, secrétaire du conseil d’administration du Centre Eurêka, m’informe qu’une compagnie montréalaise en recherche sur la génétique offre un poste de coordonnateur au traitement de l’information. J’envoie mon CV. On me convoque en entrevue.

C’est le branle-bas de combat! Récapitulation des techniques apprises et préparation à l’entrevue. Ce n’était pas ma première entrevue. Mais, il faut toujours bien se préparer. Et là, j’ai le soutien de toute l’équipe du Centre. On est le 21 décembre 2001… Depuis le 2 janvier 2002, je suis coordonnatrice au traitement de l’information chez Galileo Génomique!»

Marie-Gisèle Dupoux, le 20 mai 2002


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